Les « Clauses de convivialités » servent à
la fois de base et d'aide-mémoire à l'entame d'une ou plusieurs séances
de Cunnisiologie et sont comme une sorte de charte de référence, entre
la patiente et le ou la thérapeute, afin qu'ils ou elles entrent de plain-pied et l'esprit
léger, dans les séances proprement dites.
La plupart des termes de cette charte ne sont pas là pour que l'on y
pense sans arrêt (ce n'est pas un « règlement »), mais elles
sont faites précisément pour qu'une fois admis, ces termes ne doivent
plus faire l'objet d'une attention systématique.
Ces clauses servent donc surtout à baliser
le partenariat qui s'engage afin de s'en libérer ensuite l'esprit.
Les termes sont informels et font l'objet d'un accord tacite, basé sur
la confiance mutuelle et la responsabilité individuelle (les patientes
doivent notamment être civilement majeures), comme pour toute relation
sexuelle classique, sauf si un doute réel se fait jour, dans le chef de
l'un(e) ou l'autre des partenaires.
La première clause concerne nécessairement le désir réciproque des deux
partenaires à s'engager dans une séance de Cunnisiologie, là où, puisqu'il
s'agit avant tout du bien-être de la patiente et du confort du ou de la thérapeute
face à elle, il ne peut subsister d'entrave ou de malentendu quant à
l'implication pleine et entière du ou de la second(e) vis-à-vis du corps et de l'esprit de la
première. Donc, outre que les deux partenaires devront se « convenir »
assurément avant d'entamer une séance effective, une première séance
devra impérativement évaluer si l'entame d'une séance pratique ultérieure
est possible dans toute la dimension légitimement espérée par la patiente.
Le ou la thérapeute rendra donc un avis explicite sur la question de savoir s'il ou elle
accepte ou non une personne comme patiente, assurant par-là même la compatibilité
de son état d'esprit avec les gestes thérapeutiques qu'il / elle devra poser ultérieurement,
sans aucune espèce de retenue. Ses décisions seront donc souveraines au
terme de l'entretien, sachant que, même en cas de refus d'entamer une thérapie,
le ou la thérapeute aura pris sa décision dans le souci exclusif du bien-être
de sa patiente, au risque sinon d'obtenir des effets contraires à ceux
légitimement espérés par celle-ci.
La seconde clause, sans doute la plus importante, tient aux antécédents
médicaux liés aux maladies sexuellement transmissibles (MST), afin de s'assurer
qu'aucun(e) des deux partenaires n'ait contracté des maladies telles que les
diverses sortes Hépatites, un herpès génital ou le désormais classique
(mais toujours incurable) virus HIV, etc. Un test de dépistage de l'ensemble
des MST devrait être fait idéalement par chacun(e) des deux partenaires avant
toute séance effective, si un doute se manifeste lors de l'entretien à
propos des antécédents sexuels. Néanmoins, il est notoire qu'il n'existe
pas de protection valable en cas de cunnilingus (le préservatif sur la
langue est une vaste blague), lequel admet tacitement toujours une certaine
latitude quant au risque pris par l'un(e) comme par l'autre partenaire – le
risque zéro n'existant pas, quelle que soit la pratique sexuelle. Reste
donc la confiance mutuelle et la clarté des réponses données par l'un(e)
et par l'autre lors de l'entretien, afin que chacun(e) puisse décider en son
âme et conscience d'entamer cet échange sensuel que reste avant tout une
séance de Cunnisiologie.
En somme, il n'y pas à ce niveau de différence
notable avec une relation sexuelle classique, hormis l'assurance que les
partenaires sont nécessairement multiples.
Il est par ailleurs convenu que toute pénétration sexuelle se fera avec
un préservatif, dans le cadre de chaque formule, à l'exception de la formule Care,
qui se limite aux caresses bucco-génitales et aux pénétrations digitales.
La troisième clause tient à la situation familiale (célibat, couple, union
libre, partenaires multiples, etc.), qui ne doit pas faire l'objet d'un
déballage critique, mais entend mieux cerner la demande d'une patiente
donnée, tout en évaluant le degré de risque relatif aux MST, comme aux
retours de flamme éventuels d'amants jaloux, etc. Ceci considérant donc
notamment que la Cunnisiologie, de par l'intimité qu'elle mobilise immanquablement
(et les tensions que cela peut souvent entraîner auprès de tiers), se pratique
d'autant mieux qu'il n'en est pas fait une publicité outrageuse auprès
de l'environnement intime des patientes. Un peu à l'instar d'un secret
médical, qui couvre le patient comme le praticien.
La quatrième clause tient à l'hygiène générale des partenaires, indispensable
à la bonne pratique de la Cunnisiologie sans arrière-pensée. Comme lors
de la pratique du sauna, de la natation ou de la gynécologie, la patiente
se doit d'avoir une hygiène générale, et certainement intime, irréprochable,
sachant qu'il lui sera le plus souvent demandé (et donc pratiquement permis)
de se doucher avant toute séance de Cunnisiologie (les produits quotidiens
utilisés par la patiente, comme les savons intimes, devront être amenés
par elle, lors de la séance – les savons ordinaires, shampoings et serviettes
de bain, seront disponibles sur place). De même, le ou la thérapeute se douchera
avant toute manipulation de l'intimité de sa patiente, et demandera donc
expressément que cela lui soit possible, au cas où la séance aurait lieu
au domicile de la patiente. De même, il devra être loisible à chacun des
partenaires de prendre une douche, s'il / elle le désire, à la fin de la séance.
Un autre impératif est de pratiquer la Cunnisiologie en-dehors des périodes
de règles qui, de toute façon, sont rarement vécues comme des moments particulièrement
agréables et tranquillisants pour les femmes concernées et donc, peu propices
à la pratique cunnisiologique. Ce certainement eu égard aux effets libérateurs
que la pratique est censée apporter.
Il va de soi qu'en cas de Cunnisiologie pratiquée par une thérapeute, cet impératif sera lui aussi strictement observé, au-delà de la formule Care.
Enfin, pour des questions de sensibilité plus grande de la patiente et
de confort du ou de la thérapeute, y compris en matière d'hygiène intime, ainsi
que de précision dans sa pratique, il sera demandé aux patientes de s'épiler
les lèvres du sexe, entre les jambes, avant toute séance de Cunnisiologie
– le pubis quant à lui, ne devant pas obligatoirement être épilé. Même remarque qu'au paragraphe précédent, s'agissant de la thérapeute.