cunnisiologie 1.3 || concept : obscurescence | design : krimineilzat productions | édition : l'arsenal éditions | © OBSCURESCENCE 2010 --- Mozilla Firefox -- Mise à jour : 26.09.2010

Clauses de convivalité de la Cunnisiologie


Les « Clauses de convivialités » servent à la fois de base et d'aide-mémoire à l'entame d'une ou plusieurs séances de Cunnisiologie et sont comme une sorte de charte de référence, entre la patiente et le ou la thérapeute, afin qu'ils ou elles entrent de plain-pied et l'esprit léger, dans les séances proprement dites.

La plupart des termes de cette charte ne sont pas là pour que l'on y pense sans arrêt (ce n'est pas un « règlement »), mais elles sont faites précisément pour qu'une fois admis, ces termes ne doivent plus faire l'objet d'une attention systématique.
Ces clauses servent donc surtout à baliser le partenariat qui s'engage afin de s'en libérer ensuite l'esprit.

Les termes sont informels et font l'objet d'un accord tacite, basé sur la confiance mutuelle et la responsabilité individuelle (les patientes doivent notamment être civilement majeures), comme pour toute relation sexuelle classique, sauf si un doute réel se fait jour, dans le chef de l'un(e) ou l'autre des partenaires.

La première clause concerne nécessairement le désir réciproque des deux partenaires à s'engager dans une séance de Cunnisiologie, là où, puisqu'il s'agit avant tout du bien-être de la patiente et du confort du ou de la thérapeute face à elle, il ne peut subsister d'entrave ou de malentendu quant à l'implication pleine et entière du ou de la second(e) vis-à-vis du corps et de l'esprit de la première. Donc, outre que les deux partenaires devront se « convenir » assurément avant d'entamer une séance effective, une première séance devra impérativement évaluer si l'entame d'une séance pratique ultérieure est possible dans toute la dimension légitimement espérée par la patiente.
Le ou la thérapeute rendra donc un avis explicite sur la question de savoir s'il ou elle accepte ou non une personne comme patiente, assurant par-là même la compatibilité de son état d'esprit avec les gestes thérapeutiques qu'il / elle devra poser ultérieurement, sans aucune espèce de retenue. Ses décisions seront donc souveraines au terme de l'entretien, sachant que, même en cas de refus d'entamer une thérapie, le ou la thérapeute aura pris sa décision dans le souci exclusif du bien-être de sa patiente, au risque sinon d'obtenir des effets contraires à ceux légitimement espérés par celle-ci.

La seconde clause, sans doute la plus importante, tient aux antécédents médicaux liés aux maladies sexuellement transmissibles (MST), afin de s'assurer qu'aucun(e) des deux partenaires n'ait contracté des maladies telles que les diverses sortes Hépatites, un herpès génital ou le désormais classique (mais toujours incurable) virus HIV, etc. Un test de dépistage de l'ensemble des MST devrait être fait idéalement par chacun(e) des deux partenaires avant toute séance effective, si un doute se manifeste lors de l'entretien à propos des antécédents sexuels. Néanmoins, il est notoire qu'il n'existe pas de protection valable en cas de cunnilingus (le préservatif sur la langue est une vaste blague), lequel admet tacitement toujours une certaine latitude quant au risque pris par l'un(e) comme par l'autre partenaire – le risque zéro n'existant pas, quelle que soit la pratique sexuelle. Reste donc la confiance mutuelle et la clarté des réponses données par l'un(e) et par l'autre lors de l'entretien, afin que chacun(e) puisse décider en son âme et conscience d'entamer cet échange sensuel que reste avant tout une séance de Cunnisiologie.
En somme, il n'y pas à ce niveau de différence notable avec une relation sexuelle classique, hormis l'assurance que les partenaires sont nécessairement multiples.

Il est par ailleurs convenu que toute pénétration sexuelle se fera avec un préservatif, dans le cadre de chaque formule, à l'exception de la formule Care, qui se limite aux caresses bucco-génitales et aux pénétrations digitales.

La troisième clause tient à la situation familiale (célibat, couple, union libre, partenaires multiples, etc.), qui ne doit pas faire l'objet d'un déballage critique, mais entend mieux cerner la demande d'une patiente donnée, tout en évaluant le degré de risque relatif aux MST, comme aux retours de flamme éventuels d'amants jaloux, etc. Ceci considérant donc notamment que la Cunnisiologie, de par l'intimité qu'elle mobilise immanquablement (et les tensions que cela peut souvent entraîner auprès de tiers), se pratique d'autant mieux qu'il n'en est pas fait une publicité outrageuse auprès de l'environnement intime des patientes. Un peu à l'instar d'un secret médical, qui couvre le patient comme le praticien.

La quatrième clause tient à l'hygiène générale des partenaires, indispensable à la bonne pratique de la Cunnisiologie sans arrière-pensée. Comme lors de la pratique du sauna, de la natation ou de la gynécologie, la patiente se doit d'avoir une hygiène générale, et certainement intime, irréprochable, sachant qu'il lui sera le plus souvent demandé (et donc pratiquement permis) de se doucher avant toute séance de Cunnisiologie (les produits quotidiens utilisés par la patiente, comme les savons intimes, devront être amenés par elle, lors de la séance – les savons ordinaires, shampoings et serviettes de bain, seront disponibles sur place). De même, le ou la thérapeute se douchera avant toute manipulation de l'intimité de sa patiente, et demandera donc expressément que cela lui soit possible, au cas où la séance aurait lieu au domicile de la patiente. De même, il devra être loisible à chacun des partenaires de prendre une douche, s'il / elle le désire, à la fin de la séance.

Un autre impératif est de pratiquer la Cunnisiologie en-dehors des périodes de règles qui, de toute façon, sont rarement vécues comme des moments particulièrement agréables et tranquillisants pour les femmes concernées et donc, peu propices à la pratique cunnisiologique. Ce certainement eu égard aux effets libérateurs que la pratique est censée apporter. Il va de soi qu'en cas de Cunnisiologie pratiquée par une thérapeute, cet impératif sera lui aussi strictement observé, au-delà de la formule Care.

Enfin, pour des questions de sensibilité plus grande de la patiente et de confort du ou de la thérapeute, y compris en matière d'hygiène intime, ainsi que de précision dans sa pratique, il sera demandé aux patientes de s'épiler les lèvres du sexe, entre les jambes, avant toute séance de Cunnisiologie – le pubis quant à lui, ne devant pas obligatoirement être épilé. Même remarque qu'au paragraphe précédent, s'agissant de la thérapeute.